L’aviation m’a adopté vers l’âge de dix ans et je ne l’ai plus quittée. Mon premier souvenir date de juin 1969 lorsque, en marge du salon du Bourget, les tout nouveaux prototypes Concorde français et anglais se sont rejoints pour la première fois presque au dessus de mon école. J’étais en CM2. J’étais émerveillé par la magie de l’instant.
Puis la passion a grandi, se nourrissant de livres et de visites assidues lors des salons du Bourget. Habitant à environ dix kilomètres, je rejoignais souvent à vélo avec impatience les limites de l’aéroport pour admirer les présentations en vol.
Mon premier décollage aux commandes d’un petit avion remonte à février 1976 à l’aéro-club Les Ailerons d’Enghien-Moisselles. Puis tout s’est enchainé: le Brevet de Pilote Privé, le Circuit Régional des Jeunes Pilotes, le Tour de France Aérien, l’entrée à l’Ecole Nationale d’Aviation Civile en formation Pilote de Ligne, un Service National en coopération en tant que pilote instructeur puis une carrière de Pilote de Ligne jusqu’en 2020.
Parallèlement j’ai commencé la photo en 1976 après l’acquisition d’un appareil reflex acheté après un mois de travail estival. Le club photo municipal m’a permis d’acquérir les rudiments de la prise de vue et du tirage noir et blanc. Cela me semble bien loin maintenant.
C’est le passage au numérique en 2002 qui m’a donné l’envie d’aller plus loin. Deux mois d’affectation à Nouméa en 2003, deux mois de couleurs, de lumières et de paysages uniques m’ont fait comprendre l’intérêt de toujours garder un appareil photo près de moi quand je suis en avion. Je conserverai cette habitude jusqu’à mon départ en retraite ( anticipée, merci le COVID ! ) en 2020.
Je vous propose ici quelques photos regroupées par thèmes dont le point commun est qu’elles ont toutes été prises en vol depuis le cockpit.
Il n’est pas souvent simple de faire des photos réussies avec un appareil reflex encombrant dans un cockpit. L’épaisseur des pare brises, leur forme, leur composition, leur réchauffage, les reflets sont autant de raisons de ne pas retranscrire en image ce que notre regard perçoit. J’ai souvent raté de magnifiques photos car je ne parvenais pas à obtenir une netteté suffisante sans vraiment comprendre parmi les raisons évoquées laquelle était déterminante. Quand il s’agit d’une photo d’avion, s’il est possible de lire clairement l’immatriculation sur l’arrière du fuselage alors je considère que la netteté est bonne.
Je vous propose d’embarquer avec moi pour parcourir notre magnifique planète.
Deux passions, l'aviation et la photographie.
Toutes les photos présentées ont été prises en avion.
